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L’écriture gestuelle est déroutante : la grande liberté qu’elle offre par nature se heurte en permanence à la production de « n’importe quoi ». La première difficulté est donc  de discerner ce qui est intéressant de ce qui n’est qu’un gribouillage informe. La qualité du trait est certainement un critère important mais il y a aussi le rythme, la composition, la densité…
J’ai essayé plusieurs outils : les plumes métalliques, les incontournables tire-lignes, les pinceaux… Pour le texte ci-dessous, j’ai utilisé un pinceau pointu à réservoir. Sur un papier Canson, j’ai  d’abord écrit le texte en gris, puis, superposé, en blanc. L’idée de départ était de créer une sorte d’ombre portée. Le résultat n’est évidemment pas pleinement satisfaisant mais je crois bien que c’est la première fois que j’aligne plus de 3 mots de gestuelle en maintenant un rythme! Donc je suis plutôt satisfaite.

Vous pouvez voir des exemples d’écriture gestuelle sur les sites/blogs des grands calligraphes(voir liens ci-contre). Personnellement, je suis fan des oeuvres de Yves Leterme.

Quant au texte, il s’agit d’une citation de Stefan Zweig. Le voici, en plus lisible :

« Que me sont des trésors comparés à la lumière du soleil
et à des heures vécues en plein bonheur ».

J’apprécie beaucoup cet écrivain autrichien de la première partie du XXe siècle, en particulier ces nouvelles (« La pitié dangereuse » par exemple) et surtout son essai intitulé « Le Monde d’hier, Souvenirs d’un Européen ».