Mots-clefs

, , , ,

Faute d’inspiration pour me lancer dans un nouveau projet, j’ai repris l’apprentissage de l’Onciale : d’abord avec une plume large (Brause 2,5 mm) puis avec divers outils : pinceau plat, tire-ligne, plume pointue, spatule en bois, et même pinceau pointu.

C’est ainsi que m’est venue l’idée, somme toute assez banale, de mettre au propre le résultat de cet apprentissage. J’ai retenu quelques outils, ceux avec lesquels je me suis sentie le plus à l’aise :

De gauche à droite : pinceau plat, tire-ligne, spatule biseautée, plume fine Hunt 22, plume Brause 2,5 mm

 Après quelques heures de travail, beaucoup d’hésitations et de choix difficiles, voici le résultat :

J’ai pris quelques libertés avec l’alphabet au pinceau plat, en le pivotant plusieurs fois lors du tracé de la lettre, tout en essayant de conserver l’allure générale de l’écriture. La lettre centrale, en rouge, a été réalisée au tire-ligne et est sensée représentée un A!

Le texte n’était ici qu’un prétexte: j’ai choisi un poème de François 1er.

L’art de faire des vers,
Dût-on s’en indigner,
Doit-être à plus haut prix
Que celui de régner.

Tous deux également
Nous portons des couronnes
Mais roi, je la reçus,
Poête, tu la donnes.

Voilà ce qui est réjouissant dans l’exercice de la calligraphie : tracer avec application quelques lettres sur le papier procure parfois une belle satisfaction.