Illustration d’une citation de Jean Cocteau

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Jean Cocteau (Détail)

Maintenant que l’effervescence liée à l’exposition est retombée, je me remets doucement au travail, avec calme et sérénité. J’espère pouvoir d’ici peu expérimenter de nouvelles écritures ou techniques.

En attendant donc une vraie nouveauté, voici l’un des tableaux qui étaient exposés. Il est maintenant parti vers de nouveaux horizons et j’espère qu’il comblera longtemps son acquéreur!

Pour illustrer cette citation de Jean Cocteau, j’ai fait appel à des techniques que j’utilise souvent : aquarelle, liquide de masquage, encre et gouache. Le texte, tracé à la plume métallique (Brause), est basé sur une écriture pré carolingienne que j’ai étirée verticalement. Pour finir,quelques traces à la plume pointue et au tire-ligne.

Voici le texte, et une vue d’ensemble.

« Ces coups de poing durs des boules de neige que donne la beauté, en passant. »

30cm X 30cm

Un grand merci !

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Les bonnes choses ont une fin! L’exposition chez Léone est terminée, même si quelques uns de mes travaux seront encore visibles jusqu’à Noël. L’expérience fut très intéressante, riches de rencontres et d’échanges. Je tiens à remercier les nombreux visiteurs avec qui j’ai eu la chance de faire partager mon aventure calligraphique.

Et bien sûr, je remercie avant tout Léone qui a eu la gentillesse de me laisser occuper une partie de son superbe atelier.

L’expérience sera à renouveler !

Exposition chez « Terra Léone Céramique » à Ambronay

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Je suis heureuse de vous annoncer qu’une partie de mon travail sera visible du 14 septembre au 6 octobre chez Léone, céramiste à Ambronay. C’est un honneur de pouvoir exposer à l’Orangerie, dans ce superbe lieu chargé d’histoire, durant toute la durée du Festival de Musique Baroque d’Ambronay. Vous pourrez y voir les pièces de Léone naturellement, quelques unes de mes réalisations, ainsi que quelques pièces réalisées en commun,  qui allient donc céramique et calligraphie.

Expo 2013

De plus, au cours de cette exposition seront proposées diverses activités en lien avec la calligraphie et la poterie : démonstration de calligraphie (dimanche 15/9), de tournage (dimanche 22/9), de décoration de galets (le 21/9). Enfin, pour ceux qui souhaitent découvrir la pratique de la calligraphie, je propose deux séances d’initiation le samedi 28 septembre, de 15h00 à 16h30, ou de 17h00 à 18h30.
Si vous souhaitez plus de précisions, n’hésitez pas à me contacter : contactatinstantcalligraphie.com (remplacer at par arobase).

François Cheng, source inépuisable d’inspiration

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Après une période de peu de créativité, préférant travaillé l’écriture elle-même, j’ai retrouvé ce petit format qui s’inspire, une fois encore, d’un poème de François Cheng. J’ai choisi une écriture précarolingienne bien étirée verticalement.

Le fond est essentiellement aquarellé. Seul le petit rectangle vert est un collage. Le poème est calligraphié à la plume métallique et le mot « écho » au tire-ligne. Le texte étant peu lisible, je le retranscris ci-dessous :

A l’extrême de l’automne
nous parviendra encore
mêlé de mousse et de lilas
l’écho de la cascade
ravivant le sang
ravivant le chant au creux
de la roche fêlée.

Exercice de chancelière…en musique

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De toutes les écritures historiques que j’ai travaillées, la chancelière est l’une de celles qui me posent le plus de problèmes : elle n’est ni complètement « ronde », ni complètement « anguleuse ». Elle est inclinée, mais pas franchement. Après avoir un peu abandonné, je viens de passer plusieurs heures (!!) à la retravailler ; finalement, j’ai voulu concrétiser ces exercices en calligraphiant ce texte, de façon la plus formelle possible. Je vous présente ci-dessous le plus « réussi » de mes brouillons.

Celles et ceux qui seront déçus pourront toujours se consoler en écoutant un court extrait de « L’adieu », tiré du « Chant de la terre » de Gustav Mahler. Les paroles correspondent à peu de chose près au texte reproduit. L’interprétation est de Jessye Norman. Personnellement, j’adore !

Der Abschied - Gutav Mahler -60cm x 28cm

[audio https://instantcalligraphie.files.wordpress.com/2013/07/jessye-norman-mahler-das-lied-von-der-erde-der-abschied-extrait.wav|width=520|loader=0x9f0804|righticon=0x9f0804|lefticon=0x9f0804|volslider=0x9f0804]

Pour en savoir plus sur cet extrait et sur Malher, vous pouvez vous rendre ici.

Travail sur bois

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K_White_Turmoil_detail1

Depuis quelques temps, j’essaie de travailler sur bois. Il s’agit en fait d’un panneau composite de fibres de bois, dit « MDF » (Medium Density Fiberboard), que l’on peut trouver dans les magasins de bricolage.

Je l’ai d’abord enduit d’une couche de gesso, puis poncé. J’ai réalisé le fond au rouleau à imprimer, après l’avoir passé sur une feuille de papier fin superposée à des lettres et chiffres découpés. J’ai terminé par le texte.

L’intérêt principal de ce support est d’être plus « consistant » que le papier. Par contre, j’ai rencontré plusieurs difficultés. L’une d’elles, et non la moindre, est que le recadrage final par la découpe, que je pratique souvent (!) n’est guère possible. Par ailleurs, la gouache n’adhère pas très bien au support. J’y ai ajouté un peu de fiel de bœuf mais ce n’était pas encore idéal. Enfin, écrire sur un support aussi dur est un peu déroutant. Mais j’imagine qu’avec un peu d’habitude, ce n’est pas un problème.

Le texte est, une fois de plus, tiré d’un recueil de poèmes de Kenneth White, « Terre de Diamant ». J’ai calligraphié la version originale (anglaise).  Voici la version française :

Par-delà ce tumulte
qu’est vivre, aimer et mourir
le ciel soudain s’éclaircit

balayé par un grand vent blanc

K_White_Turmoil

Le Truc

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Pour ce travail tout récent, j’ai profité d’une séance d’impression sur papier fin  (semblable à celui que j’ai utilisé ici par exemple) pour passer le rouleau encore encré sur mon support (papier aquarelle). A ce stade, le résultat était plutôt décevant. Après mûre réflexion et avec un peu de recul, j’ai finalement décidé de le retravailler en ajoutant des motifs à l’aquarelle noir très diluée (partie inférieure et petits carreaux à droite). Quelques collages plus tard, j’ai tracé le texte avec une plume métallique et un mélange de gouache et d’encre de chine.

Le texte que j’ai choisi nous vient d’un poète mexicain contemporain, Eduardo Langagne.

Eduardo Langagne

« Mes os irradient la lumière et ma main se fait transparente
Le truc à présent est d’illuminer le papier. »

Il me reste à essayer de faire quelque chose des papiers encrés pour l’occasion.

Reiner Kunze, un poète à découvrir…

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Cette réalisation est très proche de celle que j’avais consacrée à un texte de Khalil Gibran : même mise en page, même technique (juxtaposition de collage et de fond uni – ou presque – à la gouache). Les deux datent d’ailleurs de la même époque.
L’écriture est, pour l’essentiel, une sorte de chancelière « redressée » associée à une écriture fantaisiste.

S’en tenir
à la terre

Ne pas jeter
d’ombre
sur d’autres

Etre dans l’ombre
des autres

Une clarté

ccc
ccc

Le texte est de Reiner Kunze, poète allemand (né en 1933 en ex-RDA), que je ne me lasse pas de lire et de relire…

« Immobile Destin » de Gérard de Nerval

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Gerard de Nerval - Immobile DestinEn mettant un peu d’ordre dans mon atelier, j’ai retrouvé ce poème de Gérard de Nerval que j’avais calligraphié il y a quelques années déjà (dimensions : environ 20cmX50cm). Sur un fond aquarellé, j’avais utilisé différents types d’écritures, pas toutes lisibles.

En véritable fan de Gérard de Nerval et de ce poème en particulier, j’avais attaché de l’importance à ce que chacun puisse quand même découvrir le texte, d’où l’ajout par collage du texte typographié, même si,  calligraphiquement parlant, ce n’est pas forcément très réussi. 

Le texte est donc un extrait du poème intitulé « Le Christ aux oliviers ». Je l’ai présenté dans un autre article mais le voici à nouveau :

Immobile Destin, muette sentinelle,
Froide nécessité !…Hasard qui, t’avançant
Parmi les mondes morts sous la neige éternelle,
Refroidis, par degrés, l’univers pâlissant

Sais tu ce que tu fais, puissance originelle,
de tes soleils éteints, l’un l’autre se froissant…
Es-tu sûr de transmettre une haleine immortelle,
entre un monde qui meurt et l’autre renaissant ?